Kimi no suizô wo tabetai ( Je veux manger ton pancréas )

Récemment, on commence à parler du film d’animation Je veux manger ton pancréas, car il y a eu des avant-premières organisés par Eurozoom, seulement lors d’un de mes déplacements au Japon, j’ai eu l’occasion de voir le film (avec des acteurs, on utilisera le mot film et non film live vu que le film animé est sorti après) et je trouve que le film est largement meilleur que le film d’animation, mais vu qu’en France, l’animation japonaise a du succès, c’est beaucoup plus facile de toucher plus de monde. Je vais donc essayer de vous encourager à voir le film si un jour l’occasion se présente !

Tout d’abord, posons la question que tout le monde veut savoir pourquoi un tel titre ?

Rien qu’avec son titre choquant, le film frappe les esprits. Avec un tel titre, on peut s’attendre à n’importe quel film. Comme dans de nombreuses œuvres, celle-ci doit son titre a une phrase d’un des personnages. Le titre apparaît peu de temps après la première apparition de Sakura dans le film. Elle demande à l’autre personnage principal de lui laisser manger son pancréas. Elle lui révèle avoir vu un documentaire sur le cannibalisme. Les cannibales avant mangeait un organe qui correspondait à l’organe qui ne fonctionnait pas chez eux dans le but de se guérir. Sakura ayant un problème de pancréas, elle a donc dit je veux manger ton pancréas. Les deux personnages principaux durant leurs sorties vont manger des organes d’animaux renvoyant toujours à cette image qu’en mangeant plein de pancréas, il y aura peut-être une possible guérison. Le pancréas est l’organe qui transforme ce que l’on mange en énergie.

Le film est l’adaptation du roman éponyme de Sumino Yoru et illustré par loundraw sorti en juin 2016. Il s’agit d ’une œuvre ayant plusieurs supports un roman, un film, un manga et un film d’animation .

Le directeur du film, Shô Tsukikawa, a été l’élève de Takeshi Kitano et de Kiyoshi Kurosawa. La réalisatrice est Minami Ichikawa et la scénariste est Tomoko Yoshida. Ce film a été produit par Kôbe Akira et la musique de fin a été produite par Mr. Children et se nomme Himawari (Tournesol en français). Pour les acteurs on retrouve: Minami Hamabe, Takumi Kitamura, Karen Ootomo, Keiko Kitagawa, Shun Oguri, Yûma Yamamoto, Dori Sakurada, Daichi Morishita.

© 君の膵臓をたべたい, 神戸明,東宝,住野夜

L’histoire prend place dans le lycée Kirioka, un prof de littérature s’apprête à démissionner. Il y a 12 ans l’homme ayant fait partie de l’organisation de la bibliothèque et ayant déjà classé les livres de la bibliothèque, lorsque celle-ci va être en travaux, on fait appel au prof et à quelques élèves pour ranger les livres. Son retour à la bibliothèque va lui rappeler des souvenirs qui semblaient être enfouis en lui. Alors qu’il menait sa vie de lycée comme il l’entendait, un jour il va apprendre que Sakura Yamauchi, une élève de sa classe souffre d’une maladie du pancréas. Hormis, ses parents, personne dans l’entourage de Sakura ne sait qu’elle ne va pas tarder à mourir. Partageant ce secret, les deux personnages vont faire ce qu’elle aimerait bien faire avant de mourir.

Kimi no suisô wo tabetai est sorti dans les salles au Japon le 28 juillet 2017 au Japon. Il a été également diffusé en Thaïlande, à Singapour, en Malaisie, à Taiwan et à Hong Kong. Distribué par la Tôhô, le film de 1 heure et 55 minutes totalise 3,52 milliards de Yens, cela fait de ce film, le film japonais numéro 7 ayant fait le plus d’entrée au Japon en 2017 juste après le film Pokémon : Je te choisis. Notez que le film d’animation totalise 500 millions de Yens de bénéfices (soit 7 fois moins que le film).

© Kimi no suisô wo tabetai, Kôbe Akira, Tôhô, Sumino Yoru

Lors de mon premier visionnage, ce film ne représentait pour moi qu’un moyen d’améliorer mon japonais. J’ignore si le fait que je n’attendais absolument rien de ce film a joué ou non. Cependant, j’adore l’ambiance que dégage ce film. Il n’est pas trop surréaliste, les acteurs et les scènes ont l’air naturelles. Je pense que la bande son n’est pas surprenante, mais convient parfaitement. Le film enchaîne bien les évènements, cependant lors de mon premier visionnage, j’étais totalement perdu, car je ne comprenais pas vraiment quand le personnage principal se remémorait le passé. Après avoir revisionné le film, j’ai remarqué que les uniformes étaient totalement différents, vert pour le passé et marron pour le présent. En même temps que les personnages se découvrent, nous les découvrons aussi. Les personnages principaux sont complémentaires, tellement, qu’on s’interrogerait presque sur la nature de leur relation. Le site du film dit juste « Entre eux, ce n’est ni de l’amour, ni de l’amitié ». L’ambiguïté reste pourtant vraiment présente tout au long du film, ce qui reste assez perturbant, on a vraiment l’impression d’être dans leur classe tout comme les élèves qui pensent qu’ils sont en couple. Au début, on peut s’attendre à un film drame cliché comme ce fût mon cas car je ne pouvais pas m’empêcher et comparer cette œuvre à Your Lie In April qui est aussi multi-support . Je m’attendais donc à une fin tout à fait similaire, mais à ma surprise, à la fin j’ai vraiment été laissé porter par l’ambiance et j’ai adoré la beauté de cette histoire.

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